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Voilà-Moi!  #Mboamusic

Dossier : Mboa Urban Music. Où sont les albums ?

22 Octobre 2016 , Rédigé par Atome Publié dans #Chroniques

Dossier : Mboa Urban Music. Où sont les albums ?

Aussi vrai qu’une industrie ne peut se développer que par étape, il est important de noter que le recensement des productions d’albums ou de projets est un socle important qui détermine la santé   ou alors le niveau concret du domaine artistique et son impact autant local qu’international.

Parlant du Cameroun, il me vient d’abord à noter l’évolution considérable en termes de visibilité continentale. Cela est du à la sortie imminente de nombreux singles dans la lancée homogénéisé du profil  TraceAfrica . Dans les registres de musique  populaires notamment l’Afro pop, Afro trap, coupé décalé, le Cameroun a bien su tirer son épingle du jeu. Cette génération Naija-Trace Africa a connu la participation de rythmes Camerounais comme le Néo-bikutsi, l’Afro pop Benskin, et surtout la promotion de la culture à travers les langues telles que Camfranglais et Pidgin.

Mais cela ne suffit point, lorsqu’on observe d’ailleurs les nominations des artistes Camerounais aux récompenses internationales, l’on constate tristement que dans les catégories  phares  et spécifiques, les Camerounais ne font pas figuration. J’entends par là, Meilleur Album Rap, Meilleur Album, Meilleur producteur. Jusqu’ici le seul groupe Camerounais connu sur le continent est le X-Maleya. C’est d’ailleurs l’un des seuls à avoir pu enchainer des albums sur le temps. 

Dossier : Mboa Urban Music. Où sont les albums ?
Dossier : Mboa Urban Music. Où sont les albums ?
Dossier : Mboa Urban Music. Où sont les albums ?
Dossier : Mboa Urban Music. Où sont les albums ?
Dossier : Mboa Urban Music. Où sont les albums ?

Pourquoi je parle d’album ?

Les albums donnent en effet à celui de l’extérieur (Producteur-Investisseur- collaborateur- public, ou tout autre) une meilleure appréciation du niveau non seulement de l’artiste, mais aussi de ce qu’il y’a comme substance dans on environnement. Cela dit, il serait plus facile pour un major tel que Universal ou Sony d’entreprendre une installation au Cameroun lorsqu’il sait que les Camerounais sont capables de produire chaque année 20 albums de qualité et vendables. Autrement dit les albums donnent un meilleur profil, une meilleure appréhension et attire plus d’attention et d’opportunités.  Les albums sont un socle important dans le développement de l’industrie musicale.

Pourquoi peu d’artistes Camerounais ont des  albums ?

            Les avis des personnes du milieu

J’ai discuté avec plusieurs proprios de labels, artistes et acteurs du milieu.

Pour Michael Kiessou, c’est tout d’abord un problème d’investissement,t de rentabilisation et de procédé. Mais le facteur clé est la distribution qui demande souvent un circuit bien aménagé, chose qu’il n’y a pas encore chez nous.

Pour Ach for life, producteur et manager de Mink's le risque est plus évident en termes de singles, il faut avoir une certaine notoriété avant de sortir un album, et après être sur de le faire consommer au public avec le standard de son pouvoir d’achat. C’est pour quoi on peut étaler un album sur la durée en faisant sortir des singles qui sont extraits peu à peu.   

Pour Brice Albin, animateur radio,  le modèle approprié actuellement est le single (en mode hit) car il permet de se faire découvrir et de moins risquer en investissement.

Pour Esta propriétaire la plateforme www.mboaurban.com , les albums ne peuvent pas circuler si un vrai circuit de distribution n’est pas encore aménagé. Beaucoup de ceux qui essayent passent souvent inaperçus. Il faut surtout penser à un vrai marketing pour ce type de produit.

Dossier : Mboa Urban Music. Où sont les albums ?
Dossier : Mboa Urban Music. Où sont les albums ?
Dossier : Mboa Urban Music. Où sont les albums ?
Dossier : Mboa Urban Music. Où sont les albums ?
Dossier : Mboa Urban Music. Où sont les albums ?

Etat des lieux en 2016

L’avènement de l’internet semble bien faciliter les choses car le média libre lorsqu’il y  a une bonne stratégie marketing et un bon produit  permet se faire visible bien que cela va toujours avec des moyens. On a quand même depuis 2014 en dehors des singles quelques artistes qui ont décidé de produire des Ep (Maxi de 4 à 8 titres), certains des albums. Mais, le problème phare reste la distribution. Sur internet certains vendent sur des plateformes telles que Itunes, spotify, music me,Deezer ect… Mais le constat est clair, c’est que ce ne sont pas les Camerounais locaux qui achètent et quand c’est le cas les chiffres ne sont pas consistants.

Certains projets sont plutôt mis en téléchargement sur des plateformes libres telles que Bandcamp, Soundcloud, hulkshare ou même vrjmusic qui est local. La problématique reste la même l’accès pour tous ou pour la majorité. Il y’a donc là les enjeux de promotion et de circuit.

Voici quelques albums et Ep sortis entre 2015 et 2016 au Cameroun dans le domaine de la « Mboa urban music » :

Michael kiessou  « partage » Album collector

Numérica « On my way » Ep de 05 titre singles

Daphné « Here to stay » Album

Ambé « La star »

Dareal « 1X2 plus » Ep de 05 en téléchargement libre

Dynatie le tigre « La loi de la nature » Album

Magasco « Raw gold » Ep

Locko « Skyzo » Ep

Jovi : « Mboko god » Album – « Puta madre »  Ep -  « Rap 2 Riches »

Stanley Enow « Soldier like my papa » Album

X-maleya « Playlist »

Maxtor « Mongo » Ep

Pascal « Work dey 3 » album 

Reniss : « Milkish » Ep – « Dashiki » Ep

Mr léo : « The love story » Ep

 

Dossier : Mboa Urban Music. Où sont les albums ?
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Le point  commun ces projets est que chacun d’eux n’a pas connu une forte promotion auprès du public local.  Excepté des projets comme celui de Dareal  ont connu un bon nombre de téléchargements ou les Ep  de Locko et Mr léo, l’album de X-maleya dont les hits sont connus.

A croire que la meilleure option à adopter est celle des Ep desquels on extrait progressivement des hits. Un modèle envisageable mais qui reste frotté au problème de distribution et d’accès. Cela va questionner de facon générale l’encadrement et la régulation du  secteur musical au Cameroun. A quand la mise en place de système et structures viables.

 Pour Bobby Shaman propriétaire du label Red Zone, il faut déjà un vrai modèle économique pour susciter une mise en place de bons canaux. Mais il faut aussi définir localement un vrai sound sytem, une véritable identité musicale que ce soit au Rap ou aux Afro Beat.

Pour Darthie, propriétaire du label digital, les registres de musique doivent d’abord être ouverts et l’on ne doit pas se limiter à faire des hits populaires. L’on peut vendre sa musique à l’international à des publics divers , car le Cameroun ne représente qu’une infirma partie d’un large marché. Pour réussir à construire une industrie viable, il faut des tables rondes, des masterclass des formations et surtout une adaptation d’un modelè de distribution d’albums viables avec les solutions locales.

 En attendant, comme depuis des années au Cameroun, des albums sont produits et meurent dans l’oubli. Ceux qui risquent des Ep s’en sortent en faisant sortir les morceaux un par un. Jovi avait pourtant bien entamé avec la logique des Ep gratuits notamment Kankwé 1 et Kankwé 2 qui ont connu bons nombre de téléchargements. Mais cela est loin d’être suffisant. L’album est le produit de niveau de l’artiste, une industrie sans album est forcément encore embryonnaire. Il serait peu être temps de se poser des questions autour. Quel album ? Pour quel public ? Avec quel enjeu ? Comme le produire et le distribuer  à grande échelle? Avec quel marketing et quel procédé ? Comment y rentabiliser ?

Alors que Reniss, Michael kiessou, Mink’s,  Stanley enow, Locko sont en préparation d’albums, on peut bien se demander ce qu’il en sera.  

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Pascal-Olivier Brownily 22/10/2016 11:10

Atome, je suis perdu. Déjà, quel est l'objectif de l'article? Selon moi la problématique d'album au Cameroun a plusieurs volets:
* Les mentalités des réalisateurs :
presque aucun acteur de la prod ne voit un album comme une ŒUVRE D'ART où le 'record artist' raconte une histoire et présente son univers.