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Voilà-Moi!  #Mboamusic

Michael Kiessou, Numerica et Winney en mode feu. Note d'écoute sur « Alemok-rémix »

28 Octobre 2016 , Rédigé par Atome Publié dans #Analyse

Michael Kiessou, Numerica et Winney en mode feu. Note d'écoute sur « Alemok-rémix »
Michael Kiessou, Numerica et Winney en mode feu. Note d'écoute sur « Alemok-rémix »
Michael Kiessou, Numerica et Winney en mode feu. Note d'écoute sur « Alemok-rémix »

Michael kiessou, Numérica et Winney en collaboration pour le rémix du titre «Alemok remix ». Après bentrap, c’est dans la même lancée que Kiessou reste. Celle de la musique chaude et ambiancée

Durant la présentation du clip qui a eu lieu au E-mach, à Douala,  il a eu l’occasion d’expliquer à la presse la logique dans laquelle il s’inscrit. 

C’est une atmosphère joyeuse que celui-ci a décidé de ressortir sur le morceau.

Instrumentale up-tempo , montée par Winney. On est ici dans du Néo Bendskin, l’instrumentale est conçue sur la base de percussions lourdes de l’ouest-Cameroun. Son groove est donné par une multitude d’instruments virtuels et transposés, lasers, piano virtuel, guitare électro, batterie… Lourdement cadencé, le son est dirigé vers le festif , de quoi faire bouger le corps.

Michael Kiessou, Numerica et Winney en mode feu. Note d'écoute sur « Alemok-rémix »
Michael Kiessou, Numerica et Winney en mode feu. Note d'écoute sur « Alemok-rémix »
Michael Kiessou, Numerica et Winney en mode feu. Note d'écoute sur « Alemok-rémix »

Appréciation des performances

Structurellement, le morceau est plutôt bien orchestré, c’est du show, c’est du culturel, du fun et il y a de bonnes transitions.  On a trois couplets dans lesquels chacun les intervenants s’amuse  à sa façon mettant des animations vocales et de l’ambiance.  Chacun d’eux apporte  sa couleur en produisant des vibes qui caressant le beat.  Les paroles sont inspirées du quotidien des fêtes traditionnelles que l’on vit souvent chez les peuples Camerounais. Ils produisent des petites reprises gimmick très souvent  répétées dans ces circonstances.

Chez Kiesssou, on retrouve l’utilisation du ton Bamiléké et du camfranglais  « Yayamelon , loussi  pouh neun » . Il oriente son discours vers l’invitation sur le dance floor et le refrain « Mama Alemok, yaya !!! Appelez les pompiers, ola ola  oyé !!! »

Dans le couplet de Winney, on retrouve cette voix aigue chromée  à la « Amina » représentant le septentrion Camerounais. Il produit une vibe en glissant sur le beat une montée de tonalité.  Il va aussi dire des petites interjections telles que « pompom pilon papa, tumbu tumbu toss kalaba ». des références aux jeux d’enfance. Cela est suivi par une séquence mélangeant plusieurs langues. 

Numérica entre en mode show avec un style coupé décalé en décrivant  les danses locales, il met beaucoup d’animations avec des interjections séquentielles. Il applique aussi un bon arrangement avec les animations en Back faites dans  le style « Bamiléké ».   

Michael Kiessou, Numerica et Winney en mode feu. Note d'écoute sur « Alemok-rémix »
Michael Kiessou, Numerica et Winney en mode feu. Note d'écoute sur « Alemok-rémix »
Michael Kiessou, Numerica et Winney en mode feu. Note d'écoute sur « Alemok-rémix »
Michael Kiessou, Numerica et Winney en mode feu. Note d'écoute sur « Alemok-rémix »

Visuellement

C’est un bon scénario qui est mis en exergue, les acteurs sont lâchés et délirants  tout comme dans l’audio. Le vidéogramme n’est pas ennuyeux.  On constate que  l’imagerie du clip est dans un décor retro « Années Afro jazz  et Disco». Salopettes, pantalon sautés, perruques, cheveux Afro, chemises aux manches larges, appareil photo et voiture d’ancienne qualité … Cela se mixe avec le moderne sans oublier l’espace accordé à la danse, on observe les danseurs « Casser le corps en faisant des pas de Tchamassi » . Les scènes sont bien pensées mais un peu inachevées dans l’ensemble.  

La direction artistique musicale de Kiessou

Il faut rappeler est l’un des premier s de sa génération à fusionner  le bendskin aux musiques modernes créant ainsi une variété hybride qu’on peu qualifier d'Afropop-bendskin. De nombreux singles de kiessou ont de l’originalité, mais le constat actuel est que la redondance est plausible entre  Ben’am, Bentrap, ou encore Alemok.  Même si organiquement c’est un choix directionnel, il y a bien nécessité de creuser encore plus étant donné la richesse du Bendskin.

Kiessou promet cela en annonçant pour décembre prochain son album Nomtema. il a d'ailleurs fait écouter un extrait. Nous attendons de voir si le défi sera relevé.

Note d’écoute :

Après écoute profonde, je dirai que le morceau est bien travaillé, bon pour les clubs, le festif et pour le dance floor . Mais je reste à dire que c’est plus un morceau d’animation qu’une chanson digne du nom. Dans son registre et selon  son objectif, le produit est plutôt abouti, la collaboration et le travail sont perceptibles.

07,5/ 10

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