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Voilà-Moi!  #Mboamusic

Le Hip hop Camerounais a besoin d’une reconstitution historique.

1 Août 2016 , Rédigé par Atome Publié dans #Chroniques

Le Hip hop Camerounais a besoin d’une reconstitution historique.

C’est comme si la « Mboa urban music » est un mouvement né en 2010. Chacun veut se faire connaître et faire de l’argent. Peu de personnes savent par quels processus est passée cette musique qui aujourd’hui est portée au top de la nation.

A l’heure où j’écris ceci, dans mes oreilles c’est la chanson « Come again » du groupe Ak sang grave sorti en 2005 extrait de leur deuxième album. Oui  deuxième, le premier s’appelait « Yaoundé pour la planète » sorti en début des années 2000. Oui ! il y’a presque 16 ans et avant eux, il eut celui du Négrissim sorti en 1999 ou celui de Big Bzy. Ils ont été précurseurs de la magnifique histoire que nous vivons aujourd’hui.  Connaissez-vous l’album « La BO de nos lifes » de Krotal ? La plume de Rasyn , la chanson « Yo » de VBH , Guy d’x et  l’équipe du sud ? Les reegae percutants de Sultan Oshimin ? Connaissez vous Sir Nostra, Digital, le C-minaire, avez-vous connu les performances du Bantu possi ? Vous connaissez au moins Valsero vu qu’il a eu du succès.  Connaissez vous comment sont nés Les premiers labels Camerounais, Zomloa ,Mapane, Red Zone et autres. Moi-même j’en ignore tellement.

Ecoutiez-vous Nosta moov plutard en 2008 avec Olivier Nku sur Nostalgie FM?  L’époque des albums les plus riches de l’histoire du Rap Kamer. « Croisons les doigts » de les Clés son of god, « Vert rouge jaune dans le noir » du Killamel de l’époque, « En faim au Cameroun » de Boudor,  « Black Alice » de Terror, la fameuse grosse compile « Red tape» du label Red zone et tant d’autres. Oui, on les écoutait dans nos maisons, dans quelques émissions radio, sur quelques scènes dans les artères du pays.

Le Hip hop Camerounais a besoin d’une reconstitution historique.
Le Hip hop Camerounais a besoin d’une reconstitution historique.
Le Hip hop Camerounais a besoin d’une reconstitution historique.

Revenons à ce fameux son d’Ak sang grave que j’écoute actuellement, « Come  Again ». Ceux qui le connaissent savent qu’à l’époque c’était une très grosse performance. Le beat monté par Jess Panebo est je dirai un chef d’œuvre, surtout quand on tient compte des conditions limitées dont bénéficiaient la création à l’époque. Il y’a aussi le beat de « Jamais » de Krotal, c’était vraiment du gros travail en Studio. Ils ont créé le Rap Camerounais

Cette époque du Rap pas trop commercial a été stigmatisée, négligée et peu d’acteurs ont été acceptés à leur juste valeur. Aujourd’hui,  à bien réaliser c’est peut être durant ses années de rejets que la Mboa urban music a connu sa plus grande quintessence et un certain amour et respect dans le travail.

On ne le connaît même plus, que font t’ils pour qu’aujourd’hui ? Ak sang grave disait « Fais quoi dais quoi, tu vas nous ya jusqu’en 2050 » , mais leurs cadets ne savent même pas qu’ils ont existé. De nombreux jeunes de nos jours se lancent avec une toute autre conception de la musique imposée par l’époque. Certains sont plus talentueux que d’autres, mais pensent que le Rap ou le Rnb au Cameroun a commencé  «  l’autre jour » quand le X-maleya , Duc-Z ou Stanley ont percé.

Je pense que ce mouvement a besoin d’histoire, d’investigations afin de rendre compte de sa naissance et des combats qui ont meublé son parcours. Je le pense !!! Et je pense que nous devons aussi penser ainsi. C’est une introduction.

Le Hip hop Camerounais a besoin d’une reconstitution historique.

Désormais retrouvez Atome tous les mercredis pour une chronique musicale dans l'émission Youth inside sur Equinox TV. A partir de 10 h

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