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Voilà-Moi!  #Mboamusic

Z-tra dit qu’elle peut KOAH ????

9 Juillet 2016 , Rédigé par Atome Publié dans #Analyse, #Chroniques

Z-tra dit qu’elle peut KOAH ????

Pour une jeune fille de 22 ans, il faut dire qu’elle a de l’audace. Si vous êtes un internaute fan de musique urbaine Camerounaise, le titre "Z-tra peut " vous a surement déjà effleuré l’oreille. J’avoue que côté délire, le son a sa valeur. Mais côté lyrics et éthique le penchant est vraiment léger.

La musique et le niveau de performance

En écoutant ce morceau, ce qui est d’abord frappant c’est le  monté par I.V.O, le beat maker de Maalhox. Le mélange de trap et de percussions africaines donne un groove et une ambiance assez chaleureuse.

Quant à Z-tra , on ne sent pas vraiment une rappeuse de chez rappeuse, ce qui est d’ailleurs le cas elle chante en effet dans plusieurs registres .  Sa voix cassée et le ton « Yaoundé »  et l’énergie qu’elle utilise lui donne une expression assez réussie mais on ne sent pas beaucoup la présence car en accapella ce serait sans de bons effets.

Z-tra dit qu’elle peut KOAH ????

On a l’impression d’écouter, Lady ponce, Mani Bella ou Coco argenté qui rappe.

Côté thématique et lyrics, c’est des clichés locaux qui sont exploités mais avec une orientation vers  les contenus bikutsi. Elle se présente ici comme une panthère  et en même temps semble défendre les femmes. Ce qui est marrant c’est qu’elle n’a choisi de le faire que par des clichés dérisoires et genre « Je m’en fous ». Des paroles telles que « Je ndjoka all les days sans gueule de bois » comme pour dire qu’elle est un très grande buveuse qui ne saoule jamais. « je jongle ton gars comme le ballon », l’image  d’une voleuse de mari, d’une femme qui n’a pas le sens de la vie en couple. « je bock le kaba sans calé… » c'est-à-dire qu’elle s’habille sans caleçons, et même si c’est le cas elle a besoin de crier ça ?. Elle semble défendre l’image d’une certaine catégories de femmes, notamment les femmes matérialistes et les prostituées, les Nathalie Koah , Coco Emilia ,les vendeuses de piment, « Je suis le genre de go android 6.2 » , « Vois le chaud gars , cylindrée, sapé, ça c’est mon genre, tu peux me marier ? tu peux me supporter ? » . Voilà  le genre de discours sur lequel est basé le morceau. Le son fait plus penser à la bière et aux folies qu’à autre chose.

Il y’a toute fois un côté délirant, gimmick égotrip et gueulard avec des paroles comme «  Bikutsi , Afro pop oui je peux . Tu dis que je ne peux pas faire le buzz ?  Dis donc je peux .Eto’o peut non…Moi-même je peux »

Dans l’ensemble, il faut dire que le son n’est pas ennuyeux lorsqu’on l’écoute. Par –contre  les  valeurs défendues, de mon point de vue remettent en cause la crédibilité.car c’est un peu plonger dans la bassesse et la légèreté.  Assez facile comme son d’autant plus que l’appui du beat ici va à 55 % . Mais en tenant compte du contexte et de la tendance actuelle, c’est le genre de morceau qui n’a  pas du mal à circuler et à être accepté. D’autant plus que la qualité du produit dans l’ensemble est comestible.

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Franky 09/07/2016 22:18

Tres belle critique,tu me rappelle le blogueur camerounais qui vit en france steevy avec son site www.musicfeeling.com,vous faites tellement bien votre job.chapeau encore