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Voilà-Moi!  #Mboamusic

Musique urbaine Camerounaise, déjà 20 ans de parcours.

8 Février 2016 , Rédigé par L'Atommunication Publié dans #Chroniques, #237 Urban Story

Musique urbaine Camerounaise, déjà 20 ans de parcours.

Vous connaissez bien cet adage populaire qui dit  « Pour savoir où tu vas, il faut savoir d’où tu viens ». Depuis quelques années, s’il y’a un débat culturel au Cameroun qui interpelle de nombreuses entités sociales, c’est bien celui sur les musiques urbaines locales . A l’heure où elles connaissent une émergence et une crédibilité plus accentuées, il serait bien nécéssaire de retracer leur évolution au fil des années.

Le départ fût  donné avec le Rap dans les années 90 par  "Benjo style"  dans son titre "YO" qui était un Rap énergitique au style Français ,  notamment celui de AKH du groupe IAM, « le titre YO est le premier Rap Camerounais », aussi vrai qu’il n’était pas le seul à cette époque. Après lui, la première vague des musiques urbaines Camerounaises dans les années 2000 aura un caractère plus ancré sur le plan  musical,mais avec des tons pour la plupart  français et des lyrics narrant la réalité Camerounaise.

J’ai pris la peine de recencer quelques musiques urbaines qui ont plus ou moins marqué leur époque,certains les considereraient  aujourd’hui comme « Classiques » en fonction de l’exposition et de la valeur que ces musiques eurrent pour eux. D’autres  ne les ont même pas peut-être connu à cause des difficultés de l’ancien temps ,notons nombreux de ces titres  étaient  des extraits d’album et aussi que nous sommes dans les deux premieres générations avant 2013.

2000 - 2007

Rasyn : Né sous un arbre- ça sonne

Big Bzy : Take Na take - Ma musik feat franky p

Krotal : Jamais

Negrissim : Les Yoyettes

Ak sang grave : On se rapproche de la réalité

Koppo : Si tu vois m go – Emma

Bantu pô si : Nikeles

VBH : Yo

L’équipe du Sud : Afro Rap

Dupont et Dupont : Cameroun en excès

Lady b : Maman

C’minaire : l’envol

Obidy style : Style 

VBh -Jeunes

Franky P : Dangeureux

Les Géomètres : Big up

One love : Tapioca

Terror : Black Alice- Sous le soleil d’Afrique

Ak-sang grave :  Come again-La go du ghetto

Bali Squad : Bali

Krotal : La Bo de nos life – un lion

Sultan oshimin : Ecole – le tombeur

Parol : Appelle moi – Appelle moi rémix

Rap Conteur : Je wanda

Sultan oshimin : école-le tombeur

Lady B : Qui peut ?

Bams : Stand up

One face : Africa

Ag sang grave : Come again- La go du ghetto

2008-2012

Killamel : Dernier banc-  Killintro - Bien ou bien(rémix)

Les clés son of God : Croisons les Doigts – Elle m’a barré

Boudor : le Noirokais- Dj - Broda -

X-maleya : Yelele

Valsero : Lettre au président- Ce pays tue les Jeunes

Bashiru : Mbodojé

Airiq akam : Bienvenue au Cameroun

MH : Tchoko

Ebene : Sacrée lettre

Nkukumah : Le bled est dans le ndem

Sissongho M’c :Je mbock- le bailleur n’entend pas ça

Mustapha : le Voyageur

Sisshongo Mc's : Je bock - Le bailleur n'entend pas ça

Red zone : Run away

Hoskur : les mêmes- nous les voyous

Urban ladies : Big up rémix

Je ne donnait pas le lait (Version remix 1) : Jack Napier – Franky p-Boudor...

Digital :  Faux mcs - Lyrical Martial

Tony nobody : Viens

Ivee : l’inévitable

Métissage : Ndjé môh

Guerrier du ghetto : Regarde ma zone

Duc –z : Je ne donnes pas le lait - Africa mamy

Masta suprem feat Franky & Karnatox :  Showbizz rémix

Habib du bled : Garde espoir

Stypak Samo : Shimemi

Carlos K : Apa dié

Karnatox : Du lourd

Sanga mboa : La life for élobi

Lauren B : My mowan

Terror : Black Alice – ça vaut la peine

Jovi : Don for kwatt -Man pass man - Bushfaller

La liste pourrait être exhaustive ou réduite selon la relation de chacun avec le hiphop kamer ou de son exposition aux sons au fil du temps, ceux –ci sont ceux qui,  parmi ceux que j’ai eu l’occasion de connaître ont manifestement été écouté par un bon nombre d’adeptes. Nombreux de ces titres malheuresement ne se retrouvent pas sur internet, donc difficile de s’en procurer,mais quelques  sur Youtube. Vous pourrez aussi obtenir certains d’eux dans la compile « De benjo à nos jours » produite en 2015 par Kamerattitude et  télechargeable sur le site www.vrjmusic.com . Même s’il  y’a pas de réel  suivi et conservation de ces œuvres qui sont en effet le trajet de l’histoire de la musique urbaine 237. Certains projets n’ont pas laissé de traces, d'autres juste quelques bribes de souvenir dans les mémoires de ceux qui les ont connu.

Aujourd’hui les choses ont beaucoup évolué et la musique urbaine est bien plus crédible, pour certains anciens, il n’y a plus de raison d’être de la partie, d'aucuns y sont mais avec le complexe d’inadaptation ou d’ incapacité de se positionner dans le nouveau paysage. A mon avis,c’est des erreurs, si les plus jeunes réussissent à s’en sortir c’est parce qu’ils ont décidé de corriger les erreurs des aînés, ils ont appris, se font formés et entourés, aussi vrai que de nombreuses opportunités ont joué en leur faveur. Le Rap Kamer ou la chanson urbaine a son histoire que les aînés peuvent aujourd’hui se vanter d’avoir écrit, mais, surtout qu’ils doivent transmettre, ils ont beau faire des sons aujourd’hui ou pas; rien ne remplace ce qui a été éffectué jadis.

Quand on se rend compte du matériel dont disposait Jess panebo en montant les beats de « Come again » ou de « Parol appellle moi ». Qui aurait eu l’inspi de Benjo à son époque ? ou celle de  Rasyn que tous les jeunes ont aimé ? Il faut  être un visionnaire et un sage pour avoir une direction artistique comme celle de Krotal à l’époque. La plume poignante et l’originalité  du Négrissim les rendaient singuliers, Lady B reste la première rappeuse confirmée au Cameroun, Ak sang grave, les sons et les textes étaient nianga je vous assure, le flow original de Digital,l’école du Rap hardcore avec les géomètres ou la vidéo de « Big up » par Bobby Shaman. Sultan Oshimin a propulsé et révolutionné le reggae au Cameroun. Les techniques de Rap hors pair de Sir Nostra, c'est ça la Mboa urban music.

A l’aube d’un ère où naîtront des produits culturels urbains, il serait nécéssaire de reconstituer l'ossature de ce qui fait partie le patrimoine culturel de notre pays. Même si ce n’était toujours  le haut niveau de production, le mérite des auteurs de ces œuvres est d’abord qu’elles ont construit la culture urbaine au Cameroun. Je me souviens que nous étions complexés, rabaissés, et décrédibilisés surtout en voyant le Gabon voisin qui émergait grâce au fait que la jeunesse aimait le Hip hop. Aujourd’hui c’est le tour Cameroun et les yeux du continent sont braqués sur nous, de belles choses arrivent probalement, mais il serait inconvenable que dans 03 ans le jeune rappeur qui sortira ne connaisse pas l’histoire de la culture urbaine dans son pays. Les aînés gagneraient plus à encadrer les plus jeunes et surtout reveler le parcours afin que l'on comprenne et connaisse les origines de ce mouvement populaire. Des quartiers de Yaoundé à ceux de Douala et du reste du pays ,des talents ont voulu s’exprimer,plus ou moins sans moyens, avec ou sans  de bons produits  ; certains sont oublié et d’autres ont marqué leur temps. A écouter tous ces sons je peux dire que leur origine au Cameroun a été provoquée par l’influence, mais surtout par l’amour du hip hop, musique des jeunes du monde, qui est devenu musique de la jeunesse Africaine et surtout Camerounaise. 

Y’a tellement de prouesses et d’anecdoctes à raconter, de savoir à transmettre, d'expériences à partager. Reconcillier les trois générations qui ont été impliquées dans ce mouvement serait une nécessité. 20 ans de mouvement, des styles, des régistres, des codes et surtout des projets ont meublé cette culture Mboa.

C’est le moment de partager notre histoire !!!

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Jessica 09/02/2016 20:55

Je kiffe ton interêt à la musique urbaine.
Peut-on se mettre en contact pour en discuter davantage...?!

Atome 10/02/2016 10:21

pas de soucis check moi sur twitter @atome_c_moi et merci